Perceval le Gallois

test

Qui sème peu récolte peu

Perceval est un jeune garçon ignorant, élevé par sa mère dans une forêt reculée. Il rencontre cinq chevaliers et croit voir Dieu et ses anges. Émerveillé, il décide de devenir à son tour chevalier et, en dépit du désespoir de sa mère, rejoint la cour du roi Arthur afin d'y être adoubé.

En route, il provoque la jalousie de L'Orgueilleux de la Lande qui jure de le retrouver et de se venger. Au château du roi Arthur, Perceval tue le chevalier Vermeil, ennemi du roi, et revêt son armure.

En chemin, il reçoit l’hospitalité et les enseignements de Gornemant de Gorhaut, qui l’initie au maniement des armes. Dans la ville de Beaurepaire, Perceval défend les intérêts de la belle Blanchefleur en repoussant les assaillants de Clamadieu. Perceval reçoit les faveurs de Blanchefleur mais quitte Beaurepaire pour retourner auprès de sa mère.

Sur sa route, surgit un château où un roi infirme, le roi Pêcheur, lui réserve un accueil fastueux. Le festin est interrompu par un étrange cérémonial : un jeune homme porte une lance qui saigne et une jeune fille une coupe dont jaillit une lumière éblouissante. Médusé, Perceval se tait. Il décide d’interroger la cour du roi Pêcheur sur la signification de cette procession le lendemain matin mais à son réveil, il trouve le château vide.

En le quittant, il rencontre une jeune fille hideuse qui lui explique qu’il aurait guéri le roi infirme s’il l’avait interrogé sur cette étrange cérémonie. Elle lui apprend également la mort de sa mère. Abattu par la nouvelle, sans plus de raison de rentrer chez lui, Perceval, condamné à errer, sombre dans la mélancolie.

L'Orgueilleux de la Lande retrouve Perceval, cherche à le tuer mais sort vaincu du combat.

Ayant entendu vanter ses exploits, le roi Arthur part à la recherche de Perceval. Il le trouve mais Perceval décline son invitation à rester à ses côtés.

Cinq années passent...

Un Vendredi Saint, il apprend d'un ermite que son malheur vient du jour où il a quitté sa mère et du chagrin dont elle est morte.

Un spectacle sans armure

Le texte original de Chrétien de Troyes est riche, drôle et l’analyse que fait son auteur de son époque est à la fois fine, pleine de distance et d’humour. Il est source de nombreux plaisirs et amusements à explorer sur scène. Les questions d’initiation, d’enseignement, d’attention aux autres, de justice, de construction de la personnalité, d’héroïsme et de quête n’ont rien perdu de leur actualité.

Sa forme, le récit initiatique, est exaltante, allant de rebondissements en révélations.

J’évoquerai la chevalerie et le mysticisme sans cotte de mailles, ni pipeaux, ni chevaux mais en utilisant, pour les signifier, musique électro-acoustique et lumières. Nous jouerons avec audace de codes de jeux anachroniques et variés. Chacun d’entre nous y apportera ses envies, son humour, ses références et ses doutes… J’organiserai ces imaginaires multiples en une forme cohérente mais délirante.

La mise en scène sera simple et fluide, les chevaliers seront en jean et en basket dans un décor sonore et lumineux… Pas de fioritures… L’esthétique sera dépouillée, reposant sur la puissance des cinq comédiens qui joueront une trentaine de personnages… Le rythme y sera tout d’abord effréné, Perceval enchaînant les aventures les unes après les autres puis deviendra plus mélancolique accompagnant Perceval dans la prise de conscience du monde qui l’entoure.

A l’adresse d’un jeune public, plus pour longtemps

Les vers de Chrétien de Troyes et plus largement de la littérature médiévale me passionnent depuis l’adolescence. Des quatre héros de Chrétien de Troyes, Erec, Yvain, Lancelot et Perceval, c’est Perceval qui me touche le plus car il devient héroïque malgré lui.

Le roman de Perceval le gallois est un roman initiatique.

Le spectacle s’adressera plus particulièrement aux jeunes gens car leurs personnalités, comme celle de Perceval, se construisent dans un monde où le rêve et l’espoir sont parfois illusoires.

Avec eux, pour eux, nous nous interrogerons sur l’envie d’être un héros, de briller, sur la nécessité de poursuivre ou non une quête. Nous éveillerons des questionnements sans apporter de réponse. Notre quête à nous sera d’alimenter leur désir de connaissances, d’eux mêmes, des autres et du monde. Nous construirons finalement un jeu de pistes où l’on aiguise son imaginaire, son sens critique, politique et moral.

Jeu du graal 

Le graal, présent dans la mythologie celtique, est un plat creux. C’est l’histoire sainte qui en fait une coupe qui recueille le sang du Christ.

La quête du graal est la recherche d’un objet sacré au péril de sa vie. La finalité a plus d’importance que la vie. L’objectif est difficilement réalisable : le cœur d’une personne aimée, une personne disparue, soi-même et enfin une quête intérieure, spirituelle ou mystique. La quête du graal est un appel de l’infini, de l’absolu, la cherche d’un idéal, d'une utopie, l’initiation permanente à la transcendance, une quête intérieure de beauté, de sens, de grâce, d’éternité, d’abreuver sa soif de…

Le graal, c’est l'espérance qui nous meut.

Inventaires en quête de queues et de têtes

Héroïsme

Quête

Errances

Repentir

Charité

Apprendre, expérimenter, est-ce éprouver le monde ?

Comment fait-on l’expérience de soi, de ses limites ?

Pourquoi l'énergie dépensée, les épreuves rencontrées font-elles grandir, révèlent-elles les qualités ?

Pourquoi vouloir de se dépasser, recherche-t-on une forme de transcendance ?

Comment concilier amour et chevalerie, amour de soi et attention aux autres ?

Comment concilier quête intérieure et ouverture au monde ?

Robert de Boron – George Lucas - Claude Levis Strauss - François Villon – Pina Baush – Hieronymus Bosch - Marie de France – Eugène Green – Les Monty Python - Guillaume de Machaut -  Alexandre Astier - Eric Rohmer – René Barjavel – Richard Wagner – Simone Weil - Bruce Springsteen…

 

Thibaut Corrion

Thibaut Corrion fut élève de la Classe Libre de l'École Florent, sous la direction de M. Fau, E. Genovese et J.-P. Garnier. Il a joué dans Visiteurs de B. Strauss mise en scène de J.-L. Revol, Les Enfants d’E. Bond, mise en scène de J.-P. Garnier, Vous êtes tous des fils de pute de R. Garcia, mise en scène d’I. Solano, Gabegie de et mise en scène de J.F. Mariotti, Pelléas et Mélisande de Maeterlinck, mise en scène d’A. Ollivier, Maldoror ! d’après Lautréamont, mise en scène de J.-F. Mariotti, Le Cid de Corneille, mise en scène d’A. Ollivier (prix du syndicat de la critique : révélation). Il a mis en scène sa propre adaptation des Chants de Maldoror. Il a tourné au cinéma dans In Extremis d’E. Faure, dans La Répétition de C. Corsini, dans Mauvais genres de F. Girod, dans Le Rôle de sa vie de F. Favrat, dans Le Passager d’Eric Caravaca. Il interprète Christian dans Cyrano de Bergerac, mis en scène par G. Bouillon, Vladimir Maïakovski dans Hormis ton amour, il n’y a pas pour moi de soleil et Ours dans Un miracle ordinaire, de E. Schwartz, les deux dernières mises en scène de L. Favret. Il joue Les Célèbres, de et mis en scène par Roman Girelli, La Meilleure Part des hommes, mise en scène de P. Bureau, Beaucoup de bruit pour rien, de Shakespeare, et Homme pour homme de B. Brecht, mises en scène de C. Poirée. Il joue Franck dans Les Démons de Lars Norèn, mise en scène de C. Legris. Il interprète Barbe Bleue dans Barbe Bleue de Déa Loher mis en scène de A. Carbonnel. Il conçoit et met en scène It gets better, écriture collective. Il joue Guillaume Tell dans Guillaume Tel-le soulèvement de et mis en scène de N. Granovsky. Cette saison, il sera Lopakhine dans La Cerisaie d'Anton Tchekhov, mise en scène de G. Bouillon.

Simon Morant

Simon Morant est comédien de formation et musicien-chanteur autodidacte. Il travaille à Nantes avec le Théâtre des Cerises, à Limoges et en région parisienne avec le Collectif Jakart/Mugiscué, la compagnie de rue Du Grenier au jardin et le groupe de musique « Les Amants de Simone » qu’il crée en 2011 autour de ses interprétations. Il joue régulièrement pour des téléfilms et anime des ateliers dans des contextes variés. Simon Morant a travaillé sous la direction de M. Louarn, C. Gourmelon, C. Stavisky, M. Didym, A. Coulaud, P. Pradinas… Il a étudié à l’Université de Rennes, à  l’Actéa de Caen, à l’École de Chaillot ainsi qu’à l’Académie de l’Union à Limoges. Il a récemment interprété Léontes dans Conte d’hiver et créé et interprété un spectacle musical jeune public au Kids Euro festival à Washington.

Nicolas Struve

D’abord instituteur, il suit des études de philosophie et se forme au théâtre à L’Université Paris VIII. Il suit des stages avec L. Wurmser, G. Bouillon, R. Cantarella , N. Renaude, F. Bon, J.P. Rossfelder. Au théâtre, il joue notamment avec L. Noren (À la mémoire d’Anna Politkovskaia de L. Noren), C. Perton (Hop là, nous vivons de Ernst Töller et Roberto Zucco de B. M. Koltès), C. Buchvald (Vous qui habitez le temps, Le Repas, L’Opérette imaginaire de V. Novarina, Tête d’or de P. Claudel), avec A. Arias (La Dame aux camélias de A. Dumas), B. Lambert (La Gelée d’arbre de H. Blutch), J.-L. Martinelli (Andromaque de J. Racine), C. Baqué (Bobby Fischer vit à Pasadena, Eaux dormantes de L. Noren et La Dame de la mer de H. Ibsen), A. Akim (La Toison d’or de A. Hakim), Lisa Wurmser (Le Maître et Marguerite d’après M. Boulgakov et La Mouette de A. Tchekhov), R. Brunel (Kasimir et Karoline de O. Von Hörvath), G. Bouillon (Sur la grande route et Le Mariage de A. Tchekhov), R. Demarcy (Les Voyageurs et les ombres de R. Demarcy), B. Abraham-Kremer (Le Pépin de raisin – cabaret russe, création collective), la Cie Jolie-môme (La Mère de B. Brecht, La roi s’amuse de V. Hugo, ainsi que différents cabarets et spectacles de rue, M. Zachenska (Le Babil des classes dangereuse de V. Novarina, Cette nuit de M. Zachenska), avec L. Favret (Un miracle ordinaire de Evgueni Schwartz) et avec V. Novarina (Le Vrai sang).

Au cinéma, il travaille avec D. Tomachpolski, C. Denis, C. Lelouch ainsi que pour divers films d’entreprise. À la radio, il travaille avec M. Sidoroff, L. Legay, C. Guerre, E. Vallès, J. Taroni.

Il met en scène Une Aventure de M. Tsvetaieva (Rencontres internationales de théâtre de Dijon), De la montagne et de la fin de M. Tsvetaieva (Maison de la Poésie), Ensorcelés par la mort de S. Alexievitch (Studio Théâtre de Vitry, Maison de la poésie, CDN Montreuil, tournée). Il dirige plusieurs lectures de pièces traduites du russe par ses soins que ce soit au Festival d’Avignon, au Festival Passages à Nancy ou au C.N.S.A.D. Il est assistant metteur en scène et collaborateur artistique de Louis Castel pour Devant la parole de Valère Novarina. Il traduit du russe une dizaines de pièces de M. Tsvetaeva, A. Tchekhov, O. Moukhina, N. Erdmann, des frères Presniakov ainsi qu’un ouvrage théorique de Maria Knebel L’Analyse-Action (Ed. Actes-sud). Pour sa traduction de De la montagne et de la fin de Marina Tsvétaeva, il a reçu une mention spéciale du prix Russophonie pour la meilleure traduction du russe 2008.

Claire Sermonne

Après avoir suivi des cours avec E. Demarcy-Mota, B. Jaques et F. Regnault, Claire Sermonne intègre l’école du Théâtre d’Art de Moscou (MXAT). Avec A. Ollivier, elle joue Chimène dans Le Cid de Corneille qu'il crée au Festival de Fourvière à Lyon puis au Théâtre Gérard Philipe.

Elle rencontre ensuite Léo Cohen-Paperman, pour jouer le rôle d'Helena Ivanovna dans Le Crocodile, pièce adaptée d'une nouvelle de Dostoïevski. Cette rencontre va être le début d'une longue collaboration non seulement avec Léo Cohen-Paperman mais aussi avec toute une équipe, celle du festival du Nouveau Théâtre Populaire (NTP), qu'elle rejoint en 2011. Elle y interprète entre autres des rôles comme l'Infante dans le Cid mis en scène par L. Herson-Macarel, Yvonne dans Tailleur pour Dame de Feydeau mis en scène par F. Jessua, Mélisande dans Pelleas et Mélisande de Maeterlinck mis en scène par C. Fouin, et dernièrement Ophélie dans Hamlet de Shakespeare mis en scène par L. Cohen-Papermann. En 2012, Claire rencontre Franck Castorf avec qui elle travaille maintenant régulièrement, elle est Marguerite dans la Dame aux Camélias au Théâtre de l'Odéon, et aujourd'hui à la Volksbühne à Berlin où elle interprète Madame Marneffe, en allemand, français et russe dans La cousine Bette de Balzac adapté et mis en scène par F. Castorf. Elle enregistre pour France Culture avec André Velter, Claude Guerre, Jacques Taroni, Denis Guénoun, Francois Dunoyer et Olivier Py. Parallèlement Claire Sermonne dirige une classe de première année aux cours Florent.

Jean-Yves Bernhard

Jean-Yves Bernhard commence le saxophone dans l’école de musique de son village, il approfondit ses connaissances musicales par des études de musicologie à l’université de Strasbourg puis de La Sorbonne, au CEDIM (Centre d’Etude et d’Improvisation Musicale) et au conservatoire d’Aubervilliers-La Courneuve (Saxophone, Technique du son).

Il suit des stages de musiques improvisées (C. Tchamitchian, G. Orti, A. Markeas) à l’IRCAM (Max-msp) ainsi que des cours de composition de musique électro-acoustique (P. Mion) au CRD de Vitry-sur-seine.

Parmi ses compositions on trouve des œuvres purement acousmatiques, des œuvres mixtes, des œuvres instrumentales, des musiques de films, plusieurs ouvrages de théâtre musical ainsi que des musiques chorégraphiques. Il a composé et interprété sur scène aux côtés de Vadim Sher la musique d’Un miracle ordinaire mise en scène de L. Favret.

Anne Coudret

Anne Coudret a été formée à la création lumières par Marie-Hélène Pinon. Elle a réalisé les lumières de Ambulance de G. Motton, mis en scène par V. Ruggia, La Confusion des sentiments de S. Zweig, mis en scène par S. Tesson, Romance en fa de S. Arthur et S. Audcoeur mis en scène par C. Lindon, Le Détail des choses de G. Aubert, mis en scène par L. Chollat, Mon ami Roger de P. Avron, La Nuit du thermomètre de Diastème, mis en scène par D. Bricoteaux, Les Fourberies de Scapin de Molière, mis en scène par A. Denis. Elle crée les lumières de Hormis ton amour, il n’y a pas pour moi de soleil d’après V. Maïakovski et d’Un miracle ordinaire, de E. Schwartz, mises en scène de L. Favret. Elle éclaire S’il se passe quelque chose de et avec V. Dedienne, mise en scène de F. Rollin et Le Professeur Rollin se rebiffe, mise en scène de V. Dedienne.

Sophie Sainte-Marie

Sophie Sainte-Marie est plasticienne. Après une formation tournée vers les arts vivants et quelques années à travailler pour Jean-Paul Gaultier, elle se tourne vers la peinture, le dessin, le land-art urbain participatif et les œuvres pérennes ou semi-pérennes dans l’espace public. En 2011, elle fonde avec Laurence Hirsch le collectif Les Accordeurs de Platane, dont la recherche est axée sur le travail interdisciplinaire et in situ. Parallèlement, et depuis 2010, elle est la collaboratrice artistique de Laure Favret pour la compagnie Dard'art et depuis 2014, elle est chargée de projets pour art-exprim.

Sabrina Paul

Sabrina Paul a mené en parallèle de sa licence d'histoire spécialisée en archéologie médiévale une formation de comédienne, danseuse (claquettiste) et chanteuse au conservatoire et au théâtre universitaire de Nantes. La pratique de la plongée sous-marine, de l'improvisation vocale auprès de Pascale Tardif, André Minvielle et Bernard Lubat et la découverte de la poésie sonore l'amène à la création entre Bruxelles, Londres et Paris de performances en solo : autour de l'intime avec un inconnu "homme sweet homme », la boucle sonore, le langage animal et le dessin avec "Mlle Paul est au bestiaire ", le corps et le genre avec "Au poil" numéro de burlesque d'une femme à barbe, les avant-gardes avec "Hommage à Isidore Isou » et deux créations avec le quatuor L' , "L'Innommable de S. Beckett mise en bouche à 4 voix" et "Mollis Pas". Après avoir mené plusieurs créations avec la maison de la poésie et des collégiens à Paris , elle continue avec l'option art du collège Courbet à Romainville et différents publics. Au cinéma, elle a joué avec Stephen Dwoskin, Keja Ho Kramer, Antoine BARRAUD, Marina Deak… Elle assiste à la mise en scène Pierre Pradinas : Embrassons-nous Folleville, Les Amis du président, Maldoror, Les Amis du placard, Ubu, Des biens et des personnes…

 

Adaptation et mise en scène
Laure Favret

D’après Le Conte du Graal ou le roman de Perceval, de Chrétien de Troyes

Coproduction La Filature
Scène nationale de Mulhouse
Création mai 2017

Spectacle jeune public à partir de 10 ans

Distribution

Thibaut Corrion
Perceval le gallois

Nicolas Struve
Arthur, Le Roi Pêcheur, Gornemant de Gorhaut, L’Ermite, des chevaliers…

Simon Morant
Le Chevalier Vermeil, Sénéchal Keu, L’Orgueilleux de la Lande, Gauvain, des chevaliers…

Claire Sermonne
La Jeune Fille à la tente, La Demoiselle qui rit, Blanchefleur, La Demoiselle hideuse…

Sabrina Paul
La mère de Perceval, une suivante…

Jean-Yves Bernhard
Musicien

 

Compositeur de la musique originale
Jean-Yves Bernhard

Lumières
Corentin Schricke et Anne Coudret 

Collaborations artistiques
Sophie Sainte-Marie et Sabrina Paul

Régie son
Paul Goutmann